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Dernière mise à jour le : 26 juin 2015 - Information toujours valide le : 6 juillet 2015

Sécurité

En raison de la situation de guerre civile que connaît le pays, les ressortissants français résidents ou de passage sont invités à quitter le Yémen, dans les meilleurs délais. L’enlèvement d’une ressortissante française le 24 février 2015 témoigne de la dégradation de la situation sécuritaire.

L’Ambassade de France à Sanaa est actuellement fermée.

Précarité de la situation sécuritaire

Tout séjour au Yémen est à proscrire actuellement.

En effet, venus du nord du pays pour protester contre le régime, les combattants chiites d’Ansarallah, dits Houthis, ont mené au mois de septembre 2014 plusieurs offensives meurtrières contre les forces gouvernementales et se sont rendus maîtres des principales institutions le 21 septembre.

L’intervention aérienne d’une coalition de pays arabes contre les Houthis se poursuit depuis le 25 mars. La plupart des compagnies aériennes ont suspendu leurs vols au départ ou à destination de Sanaa.

Risque d’assassinat et d’enlèvement

De nombreux membres d’Al Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA) sont implantés au Yémen, en particulier dans sa partie sud et est (région de l’Hadramaout). L’organisation dit cibler particulièrement les Français et recourt régulièrement à l’assassinat ou à l’enlèvement.

Le risque d’être pris en otage est très élevé. Plus de deux cents étrangers ont été enlevés durant les quinze dernières années. Les gouvernorats de Saada, Mareb, Shabwah, Abyan, Lahej, du Jawf et de l’Hadramaout sont particulièrement exposés au risque.

• Une ressortissante française a été enlevée en février 2015 à Sanaa et demeure en captivité.

• En août 2014, des menaces dirigées contre les ambassades occidentales avaient conduit ces dernières à fermer leurs portes au public pendant deux semaines. Au cours de l’année 2013, de nombreuses alertes d’enlèvement avaient été lancées dans plusieurs villes du pays.

• Le 5 mai 2014, un Français a été tué et un second grièvement blessé par balles par un commando djihadiste à Sanaa. Cette attaque fait suite à celle, de même nature, menée contre deux Allemands quelques jours auparavant. L’un d’entre eux avait été sérieusement blessé.

• Les 1er, 3 et 13 février 2014, un Allemand et deux Britanniques ont été successivement enlevés.

• En décembre 2013, deux diplomates allemands ont été tués tandis qu’un diplomate japonais était blessé à coups de couteau. En novembre 2013, deux Biélorusses ont été assassinés devant leur hôtel. Le 6 octobre 2013, un Allemand a été tué à la sortie d’un supermarché et, dans la foulée, ses assassins ont enlevé sur la route de l’aéroport, un cadre des Nations Unies.

Actuellement, huit étrangers sont détenus, soit par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda, soit par des tribus.

Les Français qui se trouveraient encore au Yémen sont invités à quitter le pays. Ceux qui envisagent de s’y rendre sont invités à renoncer à leur projet.

Il convient également d’éviter tout transit par Sanaa.

Le Yémen ne saurait être, en l’état actuel de la situation, une destination touristique, que ce soit dans sa partie continentale, sur ses îles ou le long de ses côtes. L’île de Socotra et son littoral doivent également être évités en raison du risque d’enlèvement et d’actes de piraterie maritime.

Piraterie maritime

• Le golfe d’Aden est régulièrement le théâtre d’actes de piraterie maritime à l’encontre de bateaux de commerce et de plaisance. Ces attaques, qui se soldent souvent par des prises d’otages, sont de plus en plus violentes. Il convient d’éviter impérativement la zone de l’Océan indien délimitée par le canal du Mozambique et des Seychelles au sud, Oman au nord et les Maldives à l’est. Il convient de privilégier le transport des navires par cargo pour traverser le secteur situé entre le méridien 72E et le parallèle 15S.

• Cependant, en cas de présence dans cette zone, il est demandé de se signaler impérativement au MSCHOA (The Maritime Security Centre - Horn of Africa, contrôle naval volontaire mis en place dans le cadre de l’Opération Atalante) ainsi qu’à la cellule de permanence de l’autorité française compétente pour cette région maritime (Alindien : +971 265.74.122).

• Les pirates utilisent des navires hauturiers (boutres, caboteurs) et des embarcations rapides et fortement armées (« skiffs ») au large des côtes. Les cibles sont diversifiées (cargos, bateaux de pêche, etc.), mais le risque est encore plus élevé pour les bateaux de plaisance, qui sont généralement plus lents et bas sur l’eau et constituent, par conséquent, des cibles faciles.

Voir également lafiche "Piraterie maritime" de ce site.

Transports

Les déplacements, sans escorte, par voie terrestre, sont formellement déconseillés.

Infrastructure routière
  • Il est déconseillé, pour des raisons de sécurité, de louer un véhicule sans chauffeur.
  • Entre les grandes villes, les routes sont asphaltées, à deux voies, parsemées de ralentisseurs, peu entretenues et sommairement balisées. Elles sont très dangereuses par temps de pluie (deux périodes de mousson dans l’année, en mars-avril et en juillet-août) et la nuit (les rues ne sont pas éclairées). Les voies secondaires sont des pistes non balisées, praticables uniquement en véhicule tout-terrain et dont l’état ne permet que des moyennes de 15 à 30 km/heure. Le carburant, dont l’approvisionnement est devenu aléatoire depuis le début de la crise politique, n’est disponible que sur les grands axes. En dehors de ceux-ci, il faut se munir d’un réservoir de secours. Le gasoil est quasiment introuvable.
  • En cas d’accident, s’adresser au poste de police le plus proche. Contracter une assurance est indispensable, car l’état général du parc automobile est très médiocre (aucun contrôle technique) et la pratique locale de la conduite souvent dangereuse.
  • Lors du recours à une voiture avec chauffeur, ne pas hésiter à vérifier l’état du véhicule et à rappeler au chauffeur toutes règles élémentaires de prudence.

Entrée / Séjour

Visa
  • Depuis le 5 février 2010, plus aucun visa touristique n’est délivré aux postes frontières. Il convient donc de prendre l’attache des autorités diplomatiques et consulaire yéménites avant le départ pour l’obtention d’un visa permettant l’entrée sur le territoire yéménite.
  • L’entrée au Yémen est refusée à toute personne dont le passeport comporte un visa israélien ou un tampon d’entrée ou de sortie d’Israël.
  • Pour de plus amples informations, il convient de prendre l’attache de la section consulaire de l’Ambassade du Yémen à Paris, adresses des missions étrangères en France (sur le site de la Maison des Français de l’étranger).

Santé

Le système de santé au Yémen est totalement déstructuré depuis le printemps 2015. Du fait des nombreuses coupures d’électricité, les hôpitaux ne peuvent plus fonctionner correctement et sont parfois dans l’incapacité de soigner les patients.

Les mauvaises conditions d’hygiène dans lesquelles vit actuellement la population yéménite sont à l’origine de la réapparition de nouvelles épidémies (dengue en particulier dans le sud du pays).

Coronavirus

Les zones géographiques identifiées à risque ou potentiellement à risque incluent, à présent, l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis, l’Iran, l’Irak, Israël, la Jordanie, le Koweït, le Liban, Oman, le Qatar, les Territoires palestiniens, la Syrie et le Yémen.

Des investigations sont toujours menées par les autorités sanitaires locales en lien avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). A ce stade, l’OMS considère le risque de transmission interhumaine avéré mais limité. La source de transmission de ce nouveau Coronavirus est toujours à l’étude. Une surveillance particulière a été mise en place en France.

A ce jour, aucune mesure de restriction des voyages en direction ou en provenance de ces pays en raison du coronavirus n’est justifiée.

Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l’homme, qui vont du rhume banal jusqu’à une atteinte respiratoire sévère. La présentation la plus fréquente associe de la fièvre et une infection pulmonaire.

Les mesures d’hygiène classiques sont recommandées pour limiter les risques de transmission de ce virus, en particulier le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique.

Eviter tout contact avec les animaux en particulier avec les chameaux et les dromadaires.

Il est fortement recommandé aux personnes âgées fragiles, aux personnes atteintes d’une pathologie chronique évolutive, entrainant notamment une baisse de l’immunité (diminution des défenses contre les infections) aux enfants et aux femmes enceintes de consulter leur médecin traitant avant d’envisager le voyage vers la Jordanie, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, Oman et le Yémen.

Sur place, en cas de forte fièvre et de difficultés respiratoires, il convient de consulter un médecin sans délai.

En cas de fièvre ou de symptômes respiratoires dans les jours qui suivent le retour en France, il convient d’appeler le centre 15 (téléphone : 15) en signalant ce voyage.

Pour toute information complémentaire, consulter [le site internet du ministère français de la santé et celui de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Poliomyélite

Compte tenu de l’épidémie de poliomyélite que connaît actuellement le Yémen, il convient de vérifier, avant tout séjour dans le pays, que la vaccination antipoliomyélitique est à jour, notamment pour les enfants.

Paludisme

Prévention du paludisme (malaria) : maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques qui impose le recours à des mesures de protection individuelle (sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires…) A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé.
Classification : zone 3.

La dengue

La dengue est une maladie virale transmise par les piqûres de moustiques, essentiellement la journée. Cette maladie d’apparence grippale peut prendre certaines formes graves.

En l’absence de vaccination préventive, il convient de se protéger contre les piqûres de moustiques : port de vêtements amples, usage de répulsifs sur la peau et sur les vêtements, usage de moustiquaires et d’insecticide (diffuseurs électriques et spray de contact sur le bas des meubles et dans les recoins, en respectant les consignes d’utilisation) dans le logement ou dans la chambre d’hôtel.

En cas de fièvre, il convient consulter un médecin et d’éviter la prise d’aspirine.

SIDA-VIH

Au-delà d’un mois de séjour, un certificat de non-séropositivité est exigé.

Vaccinations
  • La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée.
  • Autres vaccinations conseillées (selon les conditions d’hygiène et la durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Pour des séjours de longue durée, la vaccination contre la rage peut être recommandée.
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter les sites suivants :

Infos utiles

Us et coutumes
  • Religion musulmane dominante. Les femmes doivent se couvrir les bras et les jambes. En période de ramadan, respecter l’interdiction de fumer, de manger ou de boire en public toute la journée.
Législation locale
  • L’importation d’alcool est fortement déconseillée (deux bouteilles sont "théoriquement" autorisées par voyageur) mais il existe un risque de confiscation.
  • L’usage ou le trafic des autres drogues sont sévèrement réprimés par la loi (de 25 ans d’emprisonnement à la peine de mort).
  • Toute agression de type pédophile est sévèrement réprimée.
  • L’exportation d’antiquités est prohibée.
Divers
  • Les cartes bancaires ne sont pas acceptées, à l’exception de quelques grands hôtels et compagnies aériennes. Il conviendra donc de se munir de devises étrangères qui pourront être échangées sur place. A noter que les billets de 100 dollars US dont le millésime est antérieur à 1997 ne sont pas acceptés dans les bureaux de change.
  • Le qat, produit stupéfiant dont la consommation est courante au Yémen et dans la Corne de l’Afrique, est classé au tableau des produits stupéfiants en France et à ce titre interdit d’importation, de consommation et de vente (de la même manière que dans tous les pays de la Péninsule arabique et dans la plupart des pays du monde).

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