Q&R - Point de presse live (9 avril 2026) Politique étrangère Point presse Le : 09 avril 2026 Q - On a bien entendu la condamnation de la France sur les frappes massives et tout à fait disproportionnées par Israël au Liban. Au-delà de la condamnation, avez-vous d'autres éléments de pression pour faire cesser ces frappes que vous jugez disproportionnées ? Est-ce que vous envisagez, il était question à un moment donné de suspendre l'accord entre l'Union européenne et Israël, est-ce que c'est quelque chose que vous pourriez porter ? Par ailleurs, sur l'Iran, pouvez-vous confirmer des informations qui circulent sur un entretien qui aurait eu lieu entre le ministre français des Affaires étrangères et son homologue iranien ? Et quel est le contenu de cet entretien ? Est-ce que les discussions sur les termes de négociation, puisque M. Barrot en a parlé ce matin à la radio, ont été évoquées, sur les exigences de la France en matière de négociation ? Enfin, est-ce que vous pourriez réagir au fait que M. Vance soit en Hongrie pour soutenir M. Orbán ? Est-ce qu'il y a un commentaire particulier sur ce sujet ? R - Merci beaucoup. Sur votre premier point, je vous ai redit que pour nous, le cessez-le-feu doit impérativement inclure le Liban. C'est le sens des messages passés hier par le président de la République à ses homologues américain et iranien. C'est une analyse portée par de nombreux chefs d'État et de gouvernement occidentaux et c'est aussi le sens des messages passés ce midi, aujourd'hui, par le ministre à ses homologues, notamment iranien, mais aussi égyptien et jordanien, avec lesquels il s'est entretenu aujourd'hui. Donc je vous confirme, ça c'était votre seconde question, je vous confirme ces échanges. C'est le Hezbollah qui a décidé, par une faute majeure, d'entraîner le Liban dans une guerre qui n'est pas la sienne et qu'il n'a pas voulue. Israël a bien sûr le droit de se défendre, mais ses actions sont non seulement inacceptables et disproportionnées, mais aussi totalement contre-productives. Elles mènent de facto à une impasse avec un million de déplacés, 1.800 morts désormais, des frappes au cœur de Beyrouth et des images choquantes qui ne font en réalité que donner du carburant au Hezbollah. La sécurité d'Israël, nous leur disons et nous l'avons redit, passe par un État libanais souverain et fort, en particulier dans le sud du pays. Donc évidemment que le cessez-le-feu doit inclure le Liban. Nous travaillons à ce que, premièrement, ce cessez-le-feu soit durable de manière générale, deuxièmement qu'il inclue le Liban, et troisièmement à ce que nous ayons un règlement durable des causes du conflit qui peuvent être traitées uniquement par la diplomatie, à savoir le programme nucléaire iranien, le programme balistique, les sujets des proxies. Vu la gravité de ce qui s'est passé hier, et par ailleurs étant donné la situation en Cisjordanie que nous n'oublions pas, on ne peut pas exclure que la discussion sur la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël se rouvre au niveau européen, en plus de sanctions nationales, il faudra qu'on en discute entre partenaires européens. Sur le sujet, je voudrais enfin vous redonner plus de contexte en dézoomant un petit peu. Notre action auprès du Liban, elle est à la fois sur le sujet humanitaire, vous avez vu non seulement les 60 tonnes [d’aide] que nous avons déjà envoyées grâce notamment au soutien de la fondation CMA-CGM, avec aussi éventuellement d'autres soutiens qui viendront dans les jours ou semaines à venir ; deuxièmement, c'est un soutien qui est politique auprès des autorités libanaises dont nous saluons les décisions courageuses, celle d'avoir déclaré persona non grata l'ambassadeur de l'Iran à Beyrouth, celle d'avoir déclaré illégale la branche militaire du Hezbollah ou celle, ce matin, d'avoir interdit les armes des groupes non étatiques à Beyrouth ; et puis le troisième élément de notre action sur ce sujet, c'est celui de soutenir le dialogue avec l'ensemble des parties prenantes et notamment de répondre à cette ouverture faite par les autorités libanaises d'un dialogue direct avec les autorités israéliennes. Enfin sur votre troisième question, le ministre l'a redit ce matin, nous n'acceptons pas d'ingérences dans nos processus électoraux, donc ce n'est pas à nous de nous ingérer dans les processus des autres. Je ne ferai pas plus de commentaires, si ce n'est qu'il peut être vu comme ironique de voir qu'un vice-président américain en déplacement en Hongrie s'insurge contre une ingérence électorale européenne dans des élections nationales. Q - Vous avez évoqué le bilan qui reste provisoire d'ailleurs, 250 morts et 1.000 blessés [au Liban]. Est-ce qu'il y a eu des contacts ces dernières heures avec les Israéliens ? Et pour mettre un terme à tous ces massacres, une autre question, Pedro Sánchez, le Premier ministre de l'Espagne, un pays dont les liens avec le Liban sont beaucoup moins étroits que les liens entre la France et le Liban, Sánchez parle d'un mépris intolérable de Netanyahou pour la vie et pour le droit international. Pourquoi la France, dans ses condamnations, les mots de la France restent doux, on va dire, en condamnant ce qui est en train de se passer au Liban ? R - Vous êtes dans vos rôles de commenter et de dire ce que vous en pensez. Je vous ai dit quelle était notre position. Je ne vais pas revenir sur ce sujet-là. Sur ensuite les contacts avec la partie israélienne, oui, nous avons encore des contacts, bien sûr, à travers nos ambassades et à travers notre travail diplomatique au quotidien. Q - Je reviens à la question de Delphine. Vous venez de dire que vous n'allez pas exclure le fait que des négociations sur l'accord d'association ne reprennent pas, mais ma question est que le ministre n'a jamais confirmé publiquement s'il soutenait ou non des sanctions européennes contre Israël, donc va-t-il aujourd'hui prendre une position claire maintenant que le Liban, qui est un pays ami, a été massacré hier ? Deuxième question, le Liban a annoncé qu'il déposera une plainte auprès du Conseil de sécurité aux Nations unies. Pourquoi la France n'a-t-elle pas encore demandé la tenue urgente d'une réunion du Conseil de sécurité après le carnage d'hier ? Et troisième question, vous avez aussi parlé du soutien de la France aux FAL pour désarmer le Hezbollah. Mais il y a une autre question : pourquoi la France ne livre-t-elle pas des armes lourdes qui puissent permettre aux FAL de défendre le Liban, non seulement de désarmer le Hezbollah ? Est-ce que vous ne pensez pas que c'est aussi urgent pour l'armée libanaise de se défendre contre un pays qui tue ses soldats et ses civils ? R - Je ne vais pas revenir sur ce que j'ai dit, je n'ai pas plus d'éléments à vous donner sur la partie discussion au niveau européen. Et ensuite, sur vos deux autres questions, nous avions… Q - (inaudible) R - Je vous ai dit, je n'ai pas plus d'éléments, je me suis exprimé à l'instant. Le second, c'est je pense qu'il y a peu d'États qui font autant pour le Liban que la France. La semaine dernière, la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, était sur place pour notamment accueillir la livraison par la France de 39 véhicules de l'avant-blindé, donc je crois que c'est quand même assez considérable. Le ministre y était quelques jours auparavant, notamment pour annoncer le triplement de l'aide humanitaire à 18 millions, et bien sûr aussi saluer le travail des ONG que nous soutenons, en plus des 60 tonnes que nous avions envoyées avec la fondation CMA-CGM, et nous avions demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies à ce moment-là, le 25 mars dernier, si ma mémoire est bonne. Je n'exclue pas qu'il y ait d'autres échéances. À ce stade, nous en sommes là. Q - (inaudible) conférence quand la guerre va finir. Pourquoi vous n'aidez pas les FAL à s'armer, à leur donner des armes qui peuvent défendre la souveraineté du Liban ? R - Je crois qu'il y a un soutien, encore une fois - je vois que ce n'est pas forcément partagé, mais qui est quand même très considérable apporté par les armées françaises aux Forces armées libanaises. Ensuite, sur les envois précis, je vous renvoie vers le ministère des Armées, qui est compétent pour les envois d'armes aux des Forces armées libanaises. Q - Si le Liban n'est pas inclus dans l'accord du cessez-le-feu, c'est une demande française, européenne, est-ce que vous allez travailler sur un arrangement, un accord distinct pour le Liban ? Est-ce que vous envisagez cela ? Si aujourd'hui, les Américains et les Israéliens n'acceptent pas d'inclure le Liban dans ce deal-là, est-ce qu'il y a quelque chose qui se prépare en parallèle ? Et est-ce que la France… R - Je ne fais pas de politique fiction. Le ministre, vous l'avez entendu ce matin également, disait que cette posture... Il y a premièrement différentes versions du texte qui semblent être dans l'espace public. Nous ne sommes pas co-belligérants, donc c'est à eux de le dire. Pour nous, notre position, c'est que le Liban doit être inclus dedans et que par ailleurs, l'action en ce moment des autorités israéliennes, en réalité, met en danger le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis. Nous travaillons par ailleurs, nous, s'agissant du Liban et d’Israël, à la mise en place de ce dialogue direct auquel les autorités libanaises se sont montrées ouvertes et deuxièmement, ça, vous l'avez entendu ce matin dans la bouche également du ministre, à la réactivation du mécanisme du suivi du cessez-le-feu du 26 novembre 2024, qui est pour nous un des mécanismes qui fonctionnaient bien encore à la fin de l'année dernière. Q - Bonjour, j'ai deux questions. La première sur le narratif que vous employez. Juste un petit point d'information. Vous n'êtes pas sans savoir qu'hier, Israël a massacré des quartiers entiers réputés pour être anti-Hezbollah. Donc il ne s'agit pas du Hezbollah. Donc je voudrais vous poser une question d'analyse, que vous me fournissiez l'analyse de la France en termes de positionnement sur le narratif. Pourquoi êtes-vous systématiquement alignés sur le narratif israélien au début, comme à Gaza ? C'est-à-dire faire commencer l'histoire le jour où Israël est attaqué, comme si c'était le premier jour, le jour zéro de l'histoire. Soutenir Israël dans son soi-disant droit à se défendre, alors qu'Israël occupe des territoires et que ces territoires ont le droit de se défendre, eux, par contre, au regard du droit international. Donc vous, vous commencez toujours avec Israël, aligné sur le narratif israélien, par faire commencer l'histoire ce jour-là. Comme là, par exemple, au Liban, avec le Hezbollah qui a riposté au bout de plus de 10.000 violations du cessez-le-feu par Israël, vous le savez. Le 2 mars, quand le Hezbollah mène une attaque qui fait zéro mort, c'est après plus de 10.000 violations du cessez-le-feu de novembre. Donc pourquoi vous commencez toujours comme ça, et après, vous vous êtes surpris, vous vous dites « Ah, Israël dépasse les limites, bombarde, nous condamnons ». Vous ne tirez pas les leçons de l'histoire qui est toujours la même, qu'Israël toujours dépasse les limites, bombarde des civils, ne vise pas que le Hezbollah ou le Hamas, etc. Pourquoi ? R - Et votre autre question ? Je pense que je vais les prendre toutes. Q - J'aimerais bien une réponse, là. R - Je vais vous la donner, mais... Q - La deuxième question concerne un nouveau rapport d'Urgence Palestine et de Palestinian Youth Movement sur l'exportation d'armes vers Israël, qui montre, encore une fois, comme l'avait fait Disclose, etc., qu'il y a eu plus de 525 envois d'armes et de matériel militaire à Israël. Donc, comme je sais déjà ce que vous allez me répondre, à savoir que c'est des composants destinés au réexport ou à la défense, donc la défense, ça, ce n'est pas un argument qui tient, dans la mesure où il n'y a rien qui vous permet de contrôler ça, ou alors il faut nous donner un rapport. Est-ce que vous allez publier un rapport pour montrer que vous contrôlez, que c'est bien utilisé juste pour la défense des populations civiles ? Je vous donne un exemple : il y a quelques jours, l'armée israélienne a tiré sur une famille entière qui revenait de courses pour l'Aïd à Naplouse. Et les agents israéliens ont dit qu'ils se sont sentis menacés. Il s'agissait d'un homme, un Palestinien qui travaille en Israël, un ouvrier avec sa femme, et ses deux enfants dont un enfant aveugle. Ils ont dit qu'ils se sont sentis menacés et qu'ils se sont défendus. Donc est-ce qu'ils ont utilisé une arme fournie par la France, par exemple par Thalès ? Puisque ce rapport dit que sans Thalès, il n'y a pas une balle qui est tirée en Palestine. Puisque Thalès fournit toutes les pièces qui permettent d'assembler une arme et de la fabriquer. Donc, en fait, est-ce que vous mentez par omission depuis deux ans et demi ? Ou est-ce que vous allez fournir des preuves de contrôles sur le terrain israélien que ce n'est utilisé que pour la défense ou pour le ré-export ? R - Sur la première [question], oui, nous maintenons que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre. Ils avaient cette possibilité de ne pas le faire post-28 février, 1er mars, 2 mars. Et c'est une faute majeure qu'ils ont commise en toute connaissance de cause. Nous avons ensuite commenté la réponse d'Israël. Je ne vais pas revenir sur ce que je viens de dire, ce que le ministre a dit et les membres du Gouvernement ont dit également ce matin. Nous savons bien que l'histoire n'a pas débuté ce mois-ci, mais nous sommes parties au mécanisme de surveillance du cessez-le-feu et nous faisons partie des États qui sont intéressés et acteurs de la résolution de la situation dans la région. Sur la deuxième [question], la ligne est effectivement connue et je vous la rappelle avec plaisir, c'est essentiellement : nous n'exportons pas d'armes vers Israël. Le Premier ministre vient de le redire, il était précédemment ministre des Armées , il est Premier ministre désormais. C'est une position qui est commune, connue, qui n'a pas varié . Nous exportons des composants qui font notamment partie d'éléments strictement défensifs en Israël. Donc je vous invite désormais à voir avec le ministère des Armées. C'est le ministère des Armées et c'est vraiment au point de presse du ministère des Armées que vous pouvez poser toutes ces questions qui les concernent au premier plan. Q - Je me permets de relancer sur Cécile Kohler et Jacques Paris. Le Président avait remercié les autorités omanaises, mais on ne sait pas dans quelle mesure celles-ci sont intervenues pour permettre la libération. Est-ce qu'on a un petit peu plus d'éléments de contexte pour comprendre ce dénouement positif et le rôle qu'a pu jouer Oman dans ce dossier ? Est-ce qu'on a une idée de combien de Français sont estimés être en détention arbitraire encore dans le monde ? Il en reste combien à peu près, au-delà des détenus de droit commun qui ont commis des infractions localement ? R - Alors, je vous l'ai dit, d'ailleurs, dans le propos introductif, ces derniers mois, ces dernières années ont été marquées par des retours d'un nombre important de Français qui ont été sortis de prison. Je vous ai dit le chiffre, une vingtaine. Nous ne tenons pas de liste. D'ailleurs, les situations sont extrêmement variables et difficiles. Nous essayons de ne pas les mettre dans des cases. Donc, je ne peux pas répondre à cela. Il y a quelques cas, évidemment, sur lesquels nous sommes extrêmement engagés. J’ai une attention, et j'imagine que vous l'avez tous aussi, Christophe Gleizes, évidemment, aujourd'hui en Algérie. Et c'est une de nos très hautes priorités dans la relation bilatérale d'obtenir son retour dans les meilleurs délais en France. S'agissant ensuite de Cécile Kohler et Jacques Paris, je crois que vous avez mentionné ces discussions. Effectivement, ce sont des discussions de longue haleine qui sont discrètes, confidentielles, qui vont aussi, de cette manière-là, doivent le rester. C'est la condition de leur efficacité. Mais il faut bien voir ce moment-là comme l'aboutissement de toutes ces semaines et de tous ces mois de discussion. S'agissant plus particulièrement d'Oman, nous avons eu effectivement des aides de partenaires, dont Oman, qui a, lors des dernières semaines, des derniers jours, passé des messages utiles au régime iranien. Et nous remercions tous les facilitateurs de nous avoir permis d'avoir cette très belle nouvelle, cette excellente nouvelle, mardi dernier. Q - Je reviens sur le vocabulaire que vous avez employé tout à l'heure en parlant de possible suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Vous avez parlé également de sanctions. Est-ce que vous pouvez expliciter ce mot « sanctions », s'il vous plaît ? R - Vous savez, il y a deux types de mesures qui peuvent être prises. Il y a des sanctions au niveau national, qui sont notamment des IAT (interdictions administratives du territoire). Vous savez que là-dessus, nous avons déjà pris une soixantaine d’IAT en deux fois , notamment contre des colons violents. Et puis, il y a des sanctions qui peuvent être prises au niveau européen. Il faut une unanimité là-dessus. Et ce que je vous avais dit la semaine dernière, c'est que nous pensons que c'est aussi en réalité au niveau européen qu'elles sont encore plus effectives. Q - (inaudible) R - Je vous ai dit exactement, donc je ne vais pas me répéter, je vous ai dit exactement cette phrase dite il y a quelques instants. Q - Cette semaine, il y a eu une résolution de Bahreïn pour condamner l'absence de libre circulation dans le détroit d'Ormuz. La France avait œuvré à cette résolution. Elle a perdu la partie. Est-ce que vous prenez ça comme un échec diplomatique et quelles leçons vous en tirez ? R - Non, pas du tout comme un échec diplomatique. Nous avons voulu que ce cadre onusien puisse être le lieu de la discussion, d'une part, c'est ce qui a été le cas, et que nos amendements puissent être pris en compte. Et c'est vraiment ce qui avait été le cas, c'est-à-dire le projet de résolution bahreïnie tel qu'il a été mis aux voix était un bon texte et il correspondait bien à la position que nous défendions, à savoir une approche strictement défensive, une condamnation des frappes iraniennes sur les partenaires de la région et la nécessité de rétablir dans les meilleurs délais une liberté de navigation tout en appelant à la désescalade et au retour aux négociations. Je ne vais pas ensuite redire ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire regretter les choix d'autres Etats. Mais vous savez, ce qui est aussi important, c'est que nous continuons à avancer parce que le projet de mission de liberté de navigation est permis par le droit international en l'état actuel. Et donc cette préparation, à la fois avec des consultations politiques et des préparations de planification, j'ai mentionné le chef d'état-major des armées qui accueille depuis une semaine des officiers des 17 États intéressés par cette initiative visant à contribuer au rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, participe exactement à ça. C'est-à-dire qu'une fois que les conditions diplomatiques et régionales le permettent, que cette mission, de manière très opérationnelle, puisse prendre toute son ampleur. Q - Est-ce que je peux demander, un pétrolier français a pu franchir le détroit d'Ormuz, cela a-t-il fait l'objet de négociations avec les Iraniens ? Comment a-t-il été autorisé à passer ? R - Là-dessus, nous, nous avons eu des échanges essentiellement avec la compagnie maritime, qui était CMA-CGM. Et après, moi, je vous renvoie vers elle sur ces conditions de passage. Merci à tous.